25 ans de créativité arabe

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Aujourd’hui s’est clôturé à l’Institut du Monde Arabe l’exposition 25 ans de créativité arabe, qui revient globalement sur l’art arabe contemporain depuis l’ouverture de l’institut à Paris, en 1987. La scénographie de l’exposition se prête vraiment à la mise en valeur des oeuvres, de grands espaces où elles créent leur aura. 

Parmi les artistes : Arwa Abouon, Hassan Meer, Yousef Ahmad, Nicène Kossentini, Tamara Al Samerraei, Mounir Fatmi, Safwan Dahoul, Maha Malluh, Mahmud Obaidi, Nadia Kaabi-Linke, Zakaria Ramhani, Nadim Karam, Ammar Bouras, Mahi Binebine…

Petit malus malgré tout, entre la salle d’exposition à l’intérieur et le dôme à l’extérieur (où la suite de l’exposition était située) le parcours n’était pas très clairement fléché, après avoir tourné deux fois autour des ascenseurs et avoir rencontré des visiteurs aussi perdus que nous on a enfin eu la réponse au chemin à suivre (donnée par un gardien de l’expo).

Je pense qu’à l’avenir, le monde de l’art devra de plus en plus compter sur les artistes arabes, qui voient leur créativité s’agrandir chaque jour avec leur liberté d’expression (enfin pas encore partout, entendons nous bien). Mais certains commencent déjà à tracer leur route, à ouvrir la voie à une autre facette de l’art, à un autre point de vue du monde, à un autre langage, qui utilise les mêmes médiums mais à des fins parfois plus "profondes" que ce que l’on a l’habitude de voir.

Ce que je veux dire par là, c’est que lorsque l’on voit les grands piliers de l’art contemporain aujourd’hui (Koons, Hirst…) on sait très bien que l’oeuvre sera exécutée parfaitement (pas forcément par leurs deux mains mais par ceux travaillant dans leurs ateliers, passons), mais elle n’aura pas vocation à être porteuse d’un message, d’une idéologie nouvelle et à développer. L’art arabe aujourd’hui n’appose pas uniquement une forme sur un fond, elle parle d’un peuple qui se cherche après une époque où la réflexion n’était pas une option. Ces jeunes artistes d’aujourd’hui seront peut être les pionniers de demain.

Crush List #1

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Exposition : Les Milles et Une Nuits à l’Institut du Monde Arabe, pour son choix pointu des œuvres, et surtout pour le thème, connu par tous mais jamais que dans les grandes lignes. Enrichir son savoir et mettre des images sur les récits souvent contés.

Livre : Arthur Rimbaud – La chasse spirituelle. Etonnée qu’on n’en parle pas plus. Ce livre est sorti début décembre aux éditions Léo Sheer. Ce texte rempli de mystère n’est autre que le texte perdu du poète aux mille vies. Mais le mystère reste entier car on ne sait s’il s’agit du texte original ou d’un faux.

Blog : Colormenana , un blog mode-lifestyle d’outre-Atlantique comme on les aime. Il fait rêver et il a une touche vintage qui change de ce que l’on voit déjà.

Film : Cashback. Un de mes films favoris, peut être même dans mon top 5. Réalisé par Sean Ellis, c’est son premier court-métrage (double palme !). Il raconte les nuits insomniaque d’un jeune étudiant aux Beaux-arts qui a le pouvoir de suspendre le temps. Ce film est un poésie à lui tout seul.  

Pièce mode : Le pull Moonchild, on a envie de s’y lover jusqu’à ne faire qu’un avec lui.

Musique : Oxmo Puccino ft. Mai Lan – La danse couchée. On aura rarement fait chanson plus sensuelle, et Oxmo est toujours au dessus du troupeau, lyriquement et musicalement.

Ultime Crush : La saison 2 de Girls, les héroïnes m’avaient manqué comme des soeurs! (il y a quelques mois je vous en parlais déjà).

Photo : mon bureau.

 

Ceux de chez nous

Aujourd’hui j’aimerais vous parler de l’œuvre majeure de Sacha Guitry, qui n’était pas qu’un auteur de pièces dramatiques reconnu mais également réalisateur. Considéré comme une figure de référence, il réalisa au cours de sa vie un panel d’œuvres très différentes et ancrées dans leur époque. 

Le film « Ceux de chez nous » a été réalisé par Sacha Guitry, qui réalisa également le scénario et les dialogues. Réalisé dans un premier temps en 1915, il n’a alors que 30 ans et est déjà reconnu comme auteur dramatique avec des pièces telles que Le veilleur de nuit. En réaction à la situation post-première guerre mondiale, il décide d’utiliser une caméra amateur afin de « graver en images » les grandes figures du temps qui contribuaient au rayonnement de la France. D’instinct patriotique, voir chauvin, Sacha Guitry s’efforça toujours de porter en avant la richesse de son pays, sa culture et ses aspects qui le caractérise encore et toujours à l’international.

D’une durée première de 22 minutes, le film originel était en noir et blanc et muet. Sa première projection fut le 23 novembre 1915 au théâtre des Variétés à Paris. A chaque représentation, Sacha Guitry et/ou sa femme de l’époque (Charlotte de Lysès) commenta le film, ce qui en fit une sorte de « performance », car ils durent répéter l’action à chaque fois.

En 1939, vint s’ajouter au film une bande sonore et également une présentation de son père, Lucien Guitry, qui n’était pas présente dans la première version. Car oui, le film documentaire présentait en de courtes séquences, des documents pris sur le vif, de personnes devenues des icônes, des références dans le monde artistique, théâtral, littéraire etc.

Le dernier remaniement se fit en 1952 grâce à la complicité de Frédéric Rossif, un réalisateur, qui monta au film originel des séquences ou Guitry, assis à son bureau présente les personnes qu’il a filmé 37 ans plus tôt, et qui pour certains ne sont déjà plus.

Entourés d’objets d’arts d’importance majeure, Sacha Guitry nous livre avec sa plume qui lui est si caractéristique, histoires et anecdotes sur la séquence à suivre, pensées et souvenirs personnels qui ajoutent une émotion supplémentaire aux scènes de ces personnes que l’on a un jour ou l’autre admiré, lu, étudié, magnifié.

On observe la grande dialectique verbale du scénario, qui très rédigé fait part-belle à la langue française. La question de l’image médiatique est également très importante : on sent que sa relation avec les personnalités aux univers clos est très forte, et mise en avant de nombreuses fois au cours du film. 

Mais avant d’être un bel hommage ce film documentaire est un souvenir collectif, présentant des images de personnalités hors du commun, que peu on eu la chance de connaître mais qui furent admirés de beaucoup.

On peut y voir : André Antoine, Sarah Bernhardt, Edgar Degas, Anatole France, Lucien Guitry, Octave Mirbeau, Claude Monet, Auguste Renoir, Henri-Robert, Auguste Rodin, Edmond Rostand et Camille Saint-Saëns.

MACRo ▽

Au cours de notre séjour à Rome on a fait un petit passage au Musée d’art contemporain de Rome. Il faut noter que la capitale italienne est très en retard sur le plan artistique et qu’elle a été depuis longtemps dépassée par ses consoeurs comme Venise ou Milan. Le musée expose principalement des artistes italiens contemporain de réputation internationale ou non.

Arrivés par le grand hall, on est accueilli par une œuvre monumentale de l’artiste sud-africain Pascale Marthine Tayou intitulée Plastic Bags. Personnellement elle m’a fait pensé au film « UP » de Pixar au niveau des coloris et de la forme.

La première expo que l’on a vu est celle sur les Néons (NEON. La materia luminosa dell’arte).  Au programme, des oeuvres de Jean-Michel Alberola, Piotr Kowalski, Joseph Kosuth, Maurizio Cattelan mais aussi certains artistes locaux tels que Pier Paolo Calzolari pour ne citer que lui.

Ensuite nous avons été voir la rétrospective consacrée à Claudio Cintoli que j’ai particulièrement aimé, d’autant plus je ne connaissais pas du tout cet artiste. Né en 1935, il est décédé en 1978 à Rome, sa ville d’adoption. L’exposition propose de découvrir les différents aspects de son travail, en effet Claudio Cintoli a évolué sur plusieurs médiums : peinture, sculpture ou encore la réalisation vidéo.

 

 

 

 

Roma – été 2012 – ◯

Petite semaine de voyage à Rome, 35°C continuellement, grand soleil et pas un nuage à l’horizon : les chapeaux et les glaces sont de rigueur.

En bref, rien ne vaut un bon guide (GéoGuide de mon côté) pour s’aiguiller dans la ville qui, malgré son statut de capitale vit vraiment "à la mode italienne". J’entends : horaires de bus rarement précisés (donc attente +/- longue selon la chance), peu d’indications sur les monuments touristiques pour se diriger dans la ville (un plan est donc plus que nécessaire) et très peu de supermarchés.

Mais mis à part ces petits détails, la ville et les italiens sont généralement aussi chaleureux que le veux la légende, la nourriture y est délicieuse et à prix modique : 80cts l’espresso, 1€ le cappuccino. Il ne faut vraiment pas se priver !

- - ▶  D’autres articles plus précis à venir (le MACRO…)